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Ma steam deck

2025-02-19 /  1394 mots /  7 min de lecture
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Cela fait maintenant deux ans que j'ai acheté ma Steam Deck. Cet achat répondait à plusieurs besoins et à une certaine soif de curiosité. Beaucoup de mes amis savent que je suis un touche-à-tout. Même mes parents me trouvaient gossant à force de reformater mon PC toutes les deux semaines ou de le garder constamment ouvert pour bidouiller dedans, même si ce n'était pas toujours pour y mettre les meilleures pièces.


Mais revenons à cette console, qui est venue combler certains besoins inassouvis. Mon ordinateur principal est un MacBook Pro M1 Pro, acheté durant ma maîtrise. Bien qu'il soit encore aujourd'hui un excellent appareil qui ne montre aucun signe de vieillesse, il reste un très mauvais choix pour le gaming, même avec Windows 11 sous Parallels Desktop.


Plutôt que de tenter de ressusciter une dernière fois mon vieux Dell, qui n'attendait que de mourir après avoir vu toutes ses pièces changées (vis incluses), j'ai profité du chèque anti-inflation de François Legault pour m'offrir cette console.


Premiers pas avec la Steam Deck


La Steam Deck est un parfait mélange entre une Nintendo Switch et une manette de Xbox. Pour moi, c'est un combo idéal, surtout avec mes grandes mains. L'interface, bien que nettement améliorée depuis le lancement, souffre encore de quelques artefacts graphiques et de lags, en raison de son fonctionnement basé sur une application web.


Côté matériel, c'est impressionnant : on a la puissance d'une Xbox Series S dans un format proche de la Switch. Techniquement, les spécifications sont plus proches d'une PS4, mais il ne faut pas oublier que tout est optimisé pour le matériel sur lequel cela tourne. Comparer la Steam Deck à un PC standard sur la base de simples benchmarks est une erreur. Oui, le processeur n'est pas performant si on le mettait dans un PC standard, car il est basé sur l'architecture RDNA2 avec un processeur 8 cœurs et un GPU offrant une performance maximale de 2 TFLOPS. Cependant, il est optimisé pour du 720p, avec des optimisations d'AMD et Steam, notamment le FSR 2.2, qui améliore le framerate grâce au scaling d'image, permettant ainsi de jouer à des titres récents. Par contre, ne vous attendez pas à une grande autonomie : comptez environ trois heures maximum sur des jeux peu gourmands.


Le véritable point fort de cette console, c'est son ouverture. Quand je dis tout est ouvert, je veux dire absolument tout. Vous voulez changer le ventilateur ? Allez-y. Installer un autre OS ? Aucun problème. Concevoir votre propre coque ? Les plans sont disponibles. À peine deux semaines après l'avoir reçue, j'avais déjà changé le SSD. En la démontant, j'ai été frappé par l'accessibilité : aucune colle, toutes les vis facilement accessibles, et des tutoriels fournis par Steam en partenariat avec iFixit.


Côté logiciel, même liberté : on peut modifier l'interface, ajouter d'autres magasins comme Battle.net ou Epic Games Store, ou encore ajuster les paramètres avancés de l'OS, basé sur Arch Linux. Pour les plus aventureux, il est même possible d'overclocker et d'undervolter directement depuis le BIOS. Attention cependant, ces opérations demandent des connaissances solides et peuvent rendre le système instable.


Premiers désagréments


La Steam Deck n'est pas parfaite. C'est une évidence et il faut s'y attendre pour tout achat technologique. Son principal défaut vient de ses qualités et de sa jeunesse : c'est une console qui demande d'y mettre les mains dedans. Ce n'est pas juste une question d'installer une application ou de modifier des paramètres comme sur un smartphone. Non, ici, il faut parfois passer par des lignes de commande et manipuler l'interface desktop, ce qui peut rebuter certains utilisateurs et rendre la console instable en cas d'erreur.


Pour vraiment exploiter son potentiel, il faut être prêt à chercher et expérimenter. Même Steam met en avant certaines solutions comme EmuDeck (pour l'émulation) ou l'installation d'autres stores.


Même en restant dans l'interface de base et en jouant uniquement à des jeux Steam, il faut parfois s'adapter. Les jeux tournent sous Proton, une surcouche permettant d'exécuter des jeux Windows sous Linux. Bien que ce système fonctionne étonnamment bien, certains titres rencontrent des erreurs et nécessitent de jongler entre différentes versions de Proton, voire d'aller chercher Proton-GE en ligne.


Le wifi est terrible, je ne sais pas combien de choses que j'ai dû faire pour réussir à avoir une bonne connexion et aussi la console, dans sa version de base, est basé sur le wifi5 avec une puce d'entrée de gamme. Pour ceci je conseils vivement la version Oled, si en plus, les jeux en lignes sont importants.


Enfin, l'interface desktop est une déception. On sent que ce n'était pas la priorité de Valve. Ils se sont contentés d'un KDE de base avec peu d'optimisations pour leur environnement. En plus, on voit qui l'ont mis pour la ressemblance avec Windows mais pour ceux ne le connaissant pas, on remarque vite que ce n'est pas Windows. Pour terminer sur ce point, comme mentionner, le Steam deck étant une console orienté gaming mobile sur son écran, quand on essaie de le mettre en mode desktop et qu'on joue depuis ce mode, on remarque vite les limitations, autant dans le matériel qui va avoir plus de misère avec les écrans ayant une plus grande résolution que la HD(zoom, fps et etc) qu'autant pour la partie des optimisations logiciels tel que le fsr qui ne sera pas accessible par défaut et qu'on va depuis passé par une ligne de commande.


Remarques après quelques années


Malgré ces critiques, la Steam Deck est une console qui réussit à unir le monde du PC et celui des consoles. Valve a également relancé le gaming sous Linux et permis à un grand nombre de découvrir cet OS, qui reste un pilier de l'informatique mode'ai jamais autant joué à mes jeux Steam que depuis que j'ai cette console. Aimant la manette mais passant ma journée en télétravail sur mon ordinateur, j'aime pouvoir sortir de ma chaise de bureau pour jouer dans mon lit ou sur mon patio l'été. J'ai même enfin terminé Skyrim !


Un autre avantage du PC, c'est sa rétrocompatibilité. Même si les nouvelles consoles sont plus tournées vers le cross-gen, le PC reste un bastion de la compatibilité : on peut encore jouer à des jeux de 20 ans d'âge, et avec un peu de bidouillage, même à des classiques sous DOS. La communauté Linux offre un excellent support pour les jeux plus anciens, prolongeant ainsi leur durée de vie.


Je n'aime pas tant les jeux en ligne, je trouve que c'est plus une façon de nous faire acheter plus de cossins et aussi de se protéger contre le piratage qu'une plus-value. En plus, de nos jours, je trouve tellement les gens toxiques en ligne que de jouer seul et d'être déconnecté, je vois plus ceci comme un sevrage qu'un mal. Alors, les erreurs de connexions, même si je trouve ceci plus dérangeant dans les jeux comme Diablo 4, la majorité des jeux que je joue n'en n'ont pas de besoin et quand je veux faire les mises à jour, je le mets sur mon dock qui a une prise réseau.


Conclusion


Je ne regrette pas mon achat. Même si la Steam Deck a ses défauts, elle donne une seconde vie à sa bibliothèque Steam et ouvre un tout nouvel univers de possibilités. Je la recommande à ceux qui ont un minimum de connaissances techniques et qui ne craignent pas de mettre les mains dans le cambouis.


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